BIENNALE INTERNATIONALE
DU 02 AU 26 NOVEMBRE 2017

PIERRE SERVIN

 DÒKÒ

du 2 au 26 novembre

 

Salon de la Préfecture, Place Léopold Héder, Cayenne

  les lundis, mardis et jeudis de 16h à 18h, les mercredis, vendredis et samedis de 10h à 12h et de 14h à 18h

 

   Sur les grilles de Guyane 1ère, Bd du docteur Edmard Lama, Rémire-Montjoly - en extérieur

 

Les clichés datent, indéniablement, mais leur restauration minutieuse permet qu’ils nous livrent le regard vif d'un érudit passionné par son pays : celui de Pierre Servin, qui a sillonné la Guyane pendant des décennies pour en fixer la mémoire sur la pellicule.

Témoin majeur de son époque, il a aussi bien couvert les luttes sociales et politiques qu’il s’est adonné à une photographie documentaire personnelle, de rue, humaniste et voyageuse. Avec talent, il a su capter les moments forts, tout autant que ces petits éléments qui marquent une époque, figeant ainsi pour les générations futures la Guyane des années 1950 et 60…

 

Né à Cayenne en 1928, mort en 2003, Pierre Servin est un photographe, peintre et historien autodidacte. Photographe de la Préfecture pendant les années 50, il offre le témoignage vibrant d’une région contrastée dont il connait aussi bien les versants créoles qu’amérindiens et bushinengués. Curieux, assoiffé de connaissances et de rencontres, il saisit le langage caché de l’art Tembé, fréquente les fleuves qui bordent la Guyane et les populations qui en peuplent les rives, se passionne pour les « Lachat » - les coiffes traditionnelles créoles… Conférencier au GEREC (Groupe d'Etudes et de Recherches en Espace Créolophone) et spécialiste de l'Art Tembé, il s’efforce en particulier de faire connaitre cet art dont il considère qu’il s’exprime dans la continuité directe d'un art africo-égyptien. Il défend ses vues à ce sujet dans la revue Mitaraka N°3, avec un article intitulé « L’art des Noirs marrons de Guyane » puis dans « Forme et style d'un art peu et mal connu de Guyane. »

Avec cette exposition, émaillée de quelques tirages originaux offrant de rares perspectives sur la Guyane du milieu du XXe siècle, nous souhaitons rendre un hommage appuyé à cet homme, considéré par de nombreuses personnes comme un dòkò (érudit) des cultures traditionnelles guyanaises.

 

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