BIENNALE INTERNATIONALE

DU 06 AU 30 NOVEMBRE 2019

6ème édition

 

L'ÉDITO

 

PARENTHÈSE(S)

 

C’est autour de ce mot que nous avons reconstruit notre programmation. Reconstruit car l’organisation d’un évènement tel que le nôtre n’est jamais un long fleuve tranquille et cette édition le prouve encore. Début mai, la biennale était condamnée, fin juin, elle pouvait redémarrer. Entre temps, nous avions perdu 30% de notre budget et autant d’énergie. Il a fallu revoir une grande partie de notre programmation, abandonner certaines de nos collaborations, en susciter de nouvelles. La Parenthèse s’est alors imposée d’elle-même, comme un besoin de se recentrer, avec une sorte d’admission d’un désir de regard sur nos entours, de méditation visuelle, enclose sur soi, avec une attention portée de façon quasi exclusive sur la Guyane, ou par des Guyanais.

 

Avec cette programmation, nous avons donc voulu offrir un espace à chacun pour reprendre son souffle et s’ouvrir, parce que pour s’ouvrir, il faut se connaitre et donc se reconnaitre. Les Rencontres se sont efforcées au fil des ans de tendre ce miroir vers la Guyane, en valorisant des travaux patrimoniaux, en organisant des résidences dans la région (ou hors de la région avec des photographes de Guyane), en soutenant la réalisation de livres sur des thématiques et des situations liées à notre territoire et en exposant des travaux originaux qui nous paraissaient résonner avec la société guyanaise. En ces temps troublés, où chacun cherche à se définir et s’identifier, à appartenir à un lieu, où les affirmations liées au fait d’être “de souche” se multiplient, il nous fallait proposer une parenthèse qui étanche cette soif d’être représenté et d’être vu. Mais nous ne pouvions le faire qu’à notre façon, à la façon d’un entre-soi qui serait un foyer de résistance, aux antipodes d’une mise à distance d’autrui.

 

C’est pourquoi nous avons poursuivi les travaux de numérisation d’un Billy qui nous montre un Cayenne cru et interlope, avec un arrêt sur image qui dévoile les prémices d’une mouvance culturelle qui fait encore écho dans la région : les sound systems. Léa Magnien, photographe guyanaise qui était en résidence au Mexique, Shirley Rufin (Martinique) et Cynthia Phibel (Guadeloupe) toutes deux en résidence en Guyane à l’initiative des Rencontres, abordent quant à elles d’autres territoires de l’intime, ceux qu’on endosse, qu’on déconditionne ou encore qu’on habite, tel un lieu à investir. Mathieu Kleyebe Abonnenc à partir d’un film construit avec des archives de RFO Guyane, nous propose de son côté un témoignage partial sur la guerre civile du Surinam et rend ainsi sensible les représentations de cet évènement en Guyane. Olivier Menanteau raconte à son tour : une ville, Saint-Laurent du Maroni, qui depuis la fin du bagne s’est transformée en une communauté de destins aux origines les plus diverses. Julie Boileau nous offre une vision, des monochromes d’un monde vert, touffu : la forêt guyanaise. Hélène Jayet nous parle à sa façon d’estime de soi à partir de cheveux relaxés, frisés, rasés, tissés, nattés, twistés...

En contraste, l’histoire coloniale de la Guyane vient nous interroger, avec un retour sur le territoire de l’Inini, cette portion d’Amazonie devenue française et dont la fin administrative a sonné il y a 50 ans. Enfin, cette année encore, nous collaborons avec des établissements scolaires avec trois expositions pour ou par les élèves, des visites guidées gratuites, des interventions dans les classes... Et puis Parenthèse(s) ouvre aussi de grands yeux sur les joies de l’image en mouvement, en lui accordant une place de choix grâce à l'association Guyane Art Factory, qui anime pas moins de trois soirées de projection inattendues.

 

Tout un programme donc, pour une belle Parenthèse(s) !

 

 

Karl Joseph

Directeur artistique

 

 

 

LA BIENNALE

 

Cette aventure inédite dans les DOM est née en 2012, suite à la rencontre entre Karl Joseph, photographe, et Elisabeth Lama, de la Région Guyane. C’est sous leur impulsion que s’est fondé le premier et l’unique festival entièrement dédié à la photographie des départements d’outre-mer : Les Rencontres Photographiques de Guyane.

 

Dès la première édition, la direction qu’allait prendre le festival était trouvée : il s’agissait de proposer des oeuvres photographiques de qualité, dignes d'être exposées dans les plus grandes capitales du monde, en choisissant des thématiques et des travaux en lien avec l’ancrage culturel et géographique guyanais.

Il s’agissait aussi de mettre à l’honneur des photographes du cru, afin de donner à voir leur talent au grand public. Pour le toucher au mieux, le choix d’exposer dans des lieux extérieurs ou dans des espaces originaux, non dédiés à l’expression culturelle, fut également pris. Un autre parti-pris fut celui de réaliser le festival en plusieurs points de la Guyane et non seulement dans l’Ile de Cayenne.

 

Lors de l’édition suivante, cette direction s’est affirmée et le festival a pris son envol pour être intégralement porté par l’association La Tête dans les Images, dont l’objectif reste aujourd’hui encore de promouvoir la photographie sur le territoire, à travers des expositions, du soutien à la création, mais aussi des actions pédagogiques à portée culturelle et artistique.

C’est également en 2013 que l’association a commencé à travailler sur un axe patrimonial, afin de dévoiler des travaux anciens sur la Guyane, en les restaurant si besoin, dans l’objectif de les montrer mais aussi de les préserver pour les générations futures.

 

En 2015, afin de consolider cet axe, une entreprise majeure de restauration a été livrée pour valoriser le travail du photographe guyanais Ivan Coupra, dit « Vano ». Cette édition unifocale a préfigurée d’autres changements puisque le festival s’est ensuite transformé en biennale.

 

Ce changement de rythme a permis de prendre le temps nécessaire pour favoriser la création et les échanges, à travers un programme de résidences croisées. Les actions d’éducation artistique ont également pu s’accroitre pendant cette période, auprès du jeune public guyanais. Et c’est ainsi qu’est née la Biennale Internationale des Rencontres Photographiques de Guyane, qui propose cette année des expositions, des projections et des conférences ouvertes à tous, ainsi que des ateliers animés par des photographes professionnels !

 

 

 

 

L'ÉQUIPE

 

PORTEUR DU PROJET   Association La Tête Dans les Images

 

Audrey Champlain I Présidente de l’association La Tête Dans Les Images

Muriel Guaveïa I Directrice de la biennale

Karl Joseph I Directeur artistique de la biennale   

Patricia Mingot I Coordinatrice de l’association La Tête Dans Les Images (latetedanslesimagesguyane@gmail.com)

Line Joseph I Trésorière de l'association La Tête Dans Les Images

Juliette Guaveïa I Responsable de la médiation culturelle (mediation@atraversleprisme.fr)

Paul Fernandez I Régisseur général  

Carla Fabbrizio I Promotion réseaux  

Roxane Le Gouest I Assistante de coordination

Caroline Thiebault I Conception graphique

Benjamin Bourier I Conception graphique - expositions "Inini" et "Anato"

 

 

L’association La Tête Dans les Images a pour vocation de promouvoir la photographie en Guyane. Créée en 2012 pour porter le festival des Rencontres Photographiques de Guyane, elle s’investit aussi depuis 2014 dans l’éducation artistique et culturelle pour les jeunes au travers de visites guidées d’expositions, d’ateliers longs de photographies, d’interventions courtes, de rencontres avec des photographes professionnels d’ici et d’ailleurs...

L’association a mené des actions d’éducation artistique et culturelle auprès de jeunes guyanais à Cayenne, Rémire-Montjoly, Kourou, Saint-Laurent-du-Maroni, Awala-Yalimapo, Maripasoula (bourg et villages), Cacao, Camopi...

 

En d’autres termes, l’association s’engage à :

• Soutenir la création

• Favoriser la pratique artistique chez les jeunes et les sensibiliser à la lecture de l’image

• Sauvegarder et valoriser le patrimoine photographique guyanais

• Développer la coopération internationale

• Aborder des thèmes en lien avec la Guyane

• Favoriser le lien social

• Avoir des actions réparties sur tout le territoire

• Travailler avec des publics variés

 

Si vous aussi, vous avez des projets et vous souhaitez les concrétiser, n’hésitez plus : contactez l’association par téléphone au 05.94.39.19.11, ou par mail à l’adresse latetedanslesimagesguyane@gmail.com.

 

 

 

 

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