BIENNALE INTERNATIONALE

DU 06 AU 30 NOVEMBRE 2019

6ème édition

jean paul & CHANTAL menu

instAntanéS de maripasoula

 

du 06 au 30 novembre 2019

 

Plage Sainte Rita, Rémire-Montjoly

Exposition en plein air

 

 

 

 

Ces images ont été prises juste avant que le « Cercle de Maripasoula » ne devienne une commune, il y a plus de 50 ans. La vie le long du fleuve était paisible et rares étaient les visiteurs depuis la côte. Un avion par semaine quand il ne pleuvait pas, moins de 200 habitants dans l’agglomération. Les infrastructures y étaient encore très limitées : gendarmerie, centre de santé, station météo, église, école primaire, une épicerie tenue par Abdallah et le café Chez Léo pour les parties de dominos. C’est là, dans ce que l’on appellera encore jusqu’en 1969 le territoire de l’Inini, que vivait le seul médecin de tout l’intérieur du département.

 

À l’arrivée de Jean-Paul et Chantal Menu, respectivement médecin et infirmière, le poste est vacant depuis plusieurs années.  L’équipement de l’hôpital est sommaire et les accouchements se font à la lampe à pétrole. A l'époque, deux maladies, jusqu'alors négligées, progressent de façon préoccupante : le paludisme et la tuberculose. La priorité des époux Menus sera donc de les détecter, de les soigner et surtout de les prévenir.

Leurs tournées médicales les emmèneront en poste jusqu’à Grand Santi en aval ou à Antecume Pata en amont. Ils iront aussi sur la crique Ouaqui jusqu’à Grigel pour donner des soins aux quelques orpailleurs vieillissants.

« Nous y avons découvert avec enthousiasme les capacités d’adaptation des communautés Aluku (Boni) et Wayana à leur environnement, au fleuve et à la forêt », écrit Jean-Paul Menu. Le couple admire aussi le travail et l’idéalisme d’André Cognat ou encore la maîtrise de leurs canotiers émérites, en particulier Nettoyé, Dada et Anelli qui leur feront passer en toute sécurité les "sauts" (c'est à dire les "rapides"), le tout, avec un grand sourire.

 

Chantal et Jean-Paul Menu resteront deux ans sur Maripasoula, entre 1967 et 1968. Pour un premier poste, c’est un choix peu commun, mais ils ne le regretteront pas. Ils découvrent la vie sur le fleuve et s'attachent à des communautés qui cohabitent en harmonie. Ils s’y marient. Maripasoula représente ainsi un tournant dans leur vie. Et c’est au contact de ces populations qu’ils décident de consacrer leur carrière à la prévention des maladies en travaillant pour l’OMS dans de nombreux pays. Une vocation qu’ils garderont jusqu’à leur retraite.

 

La vie sur le fleuve est bien différente maintenant et toute nostalgie serait futile. « Il s’agit seulement de faire en sorte que ces images, ce témoignage sans prétention artistique ni ethnologique, participe dans une modeste mesure à une meilleure connaissance d’une histoire partagée entre générations et communautés », concluent-ils.

 

Bien qu'il soit sans prétention, leur témoignage est précieux et leurs images, bien conservées, amusantes, faites d'innocence et de fines observations, proposent une plongée captivante sur le Maroni des années 50.

 

Cette exposition a été réalisée en partenariat avec le LPO (Lycée des métiers du BTP et de la communication visuelle) de Balata qui en a assuré la réalisation, la production et le montage.

 

 

 

 

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