BIENNALE INTERNATIONALE

DU 06 AU 30 NOVEMBRE 2019

6ème édition

CYNTHIA PHIBEL

 TRANSFERTS

Pour une poétique de l’habiteR

 

 

Du 06 au 30 novembre

 

Maison de l’Architecture de la GUYane, 13 avenue Léopold Héder, Cayenne

du mardi au samedi, de 9h à 12h et de 14h à 18h

 

 

 

 

Cynthia Phibel a prêté l’oreille au chant des voix rencontrées au fil de cette résidence. Elles bruissaient du murmure de « l’île de Cayenne ».

 

Une île donc, au cœur d’un continent. Une île qui touche l’horizon à confondre terre et mer dans une peinture surréaliste. Une somme de constructions et de déracinements mêlés… A la fois espace public et espace privé, nid, refuge, abri. Une île qui pose la question de « l’habiter » en autant de projections qu’il y a de regards, entre bruit et silence, ordre et désordre, fermeture et ouverture, visible et invisible… Le paysage est revenu sans cesse, comme un flux et reflux, interroger la photographe sur l’amnésie de nos mémoires contemporaines saturées d’informations contextuelles.

 

C’est donc à cela que Phibel s’est attachée : déconstruire la question de la contextualisation du réel, de l’emprisonnement du vivant dans l’espace que devient le lieu d'exposition des images. L’idée d’un dispositif « bien pensé » de monstration s’est éloigné. Les « regardeurs », plongés dans un ici et maintenant à venir, ne pourront qu’être confrontés avec les objets mêmes que la photo prétend saisir. « Et nous revoilà, eux et moi, habitant l’espace de l’exposition. Les lieux que nous convoquons, nos imaginaires, les espaces que nous habitons par transfert réciproque s’impactent… », explicite celle qui, en sillonnant les rues de la ville, s’est efforcée de la photographier « en écoutant les mots des murs. »

 

 

Née en 1979, Cynthia Phibel est doctorante en Histoire de l'art et artiste. Exposée aux Antilles, en France métropolitaine, à Genève, à New-York, au Bénin, au Cameroun, à la galerie Béatrice Binoche à la Réunion et récemment à l'Orangerie du Sénat dans le cadre de l'exposition collective OMA, elle a reçu le prix de la galerie La Filature en 2003 à Mulhouse.

 

Les dispositifs qu’elle met en place entretiennent un rapport sensible à l’univers intime. Ses photographies tentent de capter les espaces ambivalents de l’urbanisme contemporain, les recoins de l’intime, le vide, le plein, les silences, les murmures… Les lieux, gens, objets photographiés posent selon elle des questions liées à notre existence quotidienne et se révèlent d’ordre politique, sociologique, psychologique, poétique, esthétique… Ses expériences photographiques sont donc conçues comme des parcours qui suivent le regard et le dirigent, tantôt ici, tantôt là-bas. Elle photographie comme d’autres, dans la rue, graphent, s’affairent, s’oublient, squattent ou déambulent. Sa pratique s’esquisse ainsi dans des formes installatives ou vidéographiques, dans des allers-retours entre réel et imaginaire.

 

« Je puise dans les histoires individuelles une continuité qui trace du temps, de l’éphémère, de la fragilité, de l’inoubliable… L’œuvre puise dans le présent et ouvre un nouvel espace pour dire, voir, vivre… Charge mémorielle, poétique diffuse... En élaborant à chaque fois leur propre stratégie suggestive les espaces présentés se teintent de souvenirs, de questions, de possibles », écrit-elle.

 

Ce travail est le fruit d’une résidence qui a eu lieu à Cayenne, dans le cadre des Rencontres Photographiques de Guyane, lors du mois de septembre 2019.

 

 

 

 

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